Le Mourengy

jmCela faisait un petit moment que je devais au moins consacrer un article sur ce sport de combat typiquement malgache qu’ est le mourengy. Je couche ce soir les premières lignes pour faire le premier pas et m’ obliger à poursuivre dans cette voie.

C’ est un sport qui se pratique en plein air, quoi que j’ ai déjà vu une fois seulement des combats dans un gymnase couvert. La surface est donc en général du gazon, de la terre ou du sable. L’ enceinte est ceinturée par une très longue bâche en toile afin de cacher la vue à ceux qui n’ ont pas payer le droit d ‘entrer.

Compte – tenu du manque de moyens, et aussi il faut l’ avouer car personne  ne veut trop  investir, tout ici est réduit au strict minimum. Je m’ explique, les combattants n’utilisent absolument aucune protection. Pas de gants de boxe ni même de protège – dents et encore moins de coquille. La tenue officielle si on peut parler de tenue se compose juste d’ un short mais libre à chacun de combattre en bermuda ou vêtu d’ un t – shirt, toutefois le port de baskets n’ est pas autorisé.

Deux arbitres officient toujours en même temps pour chaque combat et veillent aux règles qui se résument en fait à 2 choses : Ne pas taper l’ adversaire quand ce dernier se trouve au sol  et ne pas taper en dessous de la ceinture. Tout contrevenant à ses 2 règles est sanctionné par un avertissement matérialisé par un carton jaune ou si l’ arbitre le juge nécessaire suivant la gravité de la faute, le renvoi de l’ enceinte des combats avec un carton rouge. Petite précision, les combattants peuvent se mettre d’ accord avant le début des hostilités du nombre de rounds qu’ ils feront ( entre 1 et 3 rounds ) et des interdits en terme de coups, avec ou sans coups de pieds par exemple. La durée d’ un round n’ est pas limitée dans le temps en fait car elle dépend de la violence des assauts. Ainsi si il y’ a un échange de coups, et que l’ un des deux combattants au moins a été nettement touché, cela compte pour un round. Un round peut donc durer 3 secondes ou 3 minutes. D’ autant plus que l’ aire de combat est assez grande, on peut donc reculer ou avancer sur plus de 10 mètres.

Si les coups sont violents, on peut quand même constater que les rounds sont brefs car un coup porté et qui atteint sa cible suffit à l’ arbitre pour siffler la fin du round en cours.

décapotable Une tête et demie de plus et 10 kilos faciles d’ écart entre les deux protagonistes !

Là où cela devient incroyable c’ est qu’ il n y a pas vraiment de catégorie de poids. En effet chaque combat est officiel quand les deux protagonistes acceptent la confrontation. Tout est donc une question de courage et de provocation. Il n’ y a même pas de balance sur place pour essayer de faire coïncider le poids et la catégorie des athlètes. Ceci amène donc parfois des situations quelque peu rocambolesques comme la vision d’ un Laurel contre un Hardy ou plus grave d’ un gabarit fluet contre un homme massif et très musclé. L’ expérience m’ a quand même démontré que les apparences sont parfois trompeuses, ainsi, ce n’ est pas forcément les plus costauds qui remportent le combat.

La particularité et ce qui fait d’ ailleurs le charme de ce sport c’ est la phase de recherche de son adversaire. Tous les combattants pénètrent en tenue civile dans l’ arène et commencent à effectuer de grands cercles le poing levé et le regard menaçant. Ils défient en fait tout le public du regard afin de faire passer un seul message : Qui veut tenter sa chance et m’ affronter immédiatement ?

Je dis bien tout le public car cela veut dire que même si vous n’ êtes pas venu vous battre, vous pouvez tenter votre chance, vous lever et lui faire comprendre par quelques gestes que vous acceptez son défi. Vient ensuite la deuxième phase qui est la confrontation visuelle et verbale. Les plus sûrs et les plus forts ne prennent même pas la peine de jauger l’ adversaire en question, ils disent oui en levant le pouce et en hochant la tête à l’ arbitre. Les plus hésitants et méfiants prennent quand même quelques secondes pour inspecter la taille, les muscles et la silhouette du gars en face d’ eux.Ils peuvent ainsi soulever le T- shirt de l’ adversaire, inspecter ses abdominaux histoire de voir dans quelle aventure ou galère il va s’ engager.

Bien souvent un geste porté au visage ( gifle ou coup de poing ) ou un coup de pieds, finit par décider un gars qui ne voulait pas forcément affronter tel ou tel adversaire. A cela peuvent s’ ajouter une ou deux paroles déplacées de la part des combattants et l’ arbitre lève le pouce pour signifier au public que le combat aura bel et bien lieu. Le geste le plus significatif est d’ ailleurs de dire à son adversaire d’ ôter tout de suite ses vêtements. Vous pouvez aussi faire un signe de la main sur votre gorge pour signifier au gars en face qu’ il est mort d’ avance. Parfois et c’ est le cas le plus grave c’ est quand le public influe sur la décision d’ un combattant hésitant et l’ oblige à accepter la confrontation.

sonoAh j’ oubliais du début à la fin, un DJ venu exprès pour l’ occasion est aux platines pour faire cracher du gros son sur des énormes enceintes en équilibre précaire sur quelques planches et suports en bambous. Une musique locale très saccadée rythme tous les combats, un peu à la manière des matchs de boxe thai. Plus le combat est intense, plus la musique accélère.

womenInterdiction de se tirer les cheveux lors des combats féminins.

Des combats d’ enfants ( 1 round) se produisent parfois, des combats féminins existent aussi et présentent un grand attrait pour le public connaisseur.

jjm En short rayé. Son adversaire du jour est un redoutable jumeau dont le frère pratique aussi le mourengy.

J’ aimerai juste vous parler de quelques combattants méritants. Le premier porte le surnom ( Ils en portent tous un ) de Jobilahy Mangilitra (=  black man étincelant ). Il est longiligne, presque mince pour un combattant, le regard fixe et l’ attitude toujours sereine. Mais voilà, jusqu’ à présent je n’ en ai encore jamais rencontré un d’ aussi clairvoyant et agressif que lui. C’ est simple quand certains brassent beaucoup d’ air avec leur poings, lui se contente d’ envoyer de terribles directs du gauche ( Il est gaucher ) et il parvient toujours à cadrer son adversaire. Pour clore le tout, il n’ est pas maladroit avec ses pieds et termine toujours ses frappes par un high kick. Il dégoûte vraiment tous ses adversaires et cela finit la plupart du temps par un KO pour eux. JM de part sa réputation fait toujours ses matchs en fin d’ après- midi, dans le main event. De son vrai nom Erio, cet athlète est âgé  de 21 ans et fréquente le milieu du mourengy depuis presque deux ans. Il m’ a dit qu’ il ne s’ entraîne même pas avant de venir réciter ses gammes dans l’ arène, et cela ne m’ étonne  qu’ à motié car tous ces jeunes ne pratiquent pas ce sport à plein temps et ils font autre chose dans la vie. JM m’ avoue qu’ il participe au mourengy avant tout pour le plaisir avant l’ aspect pécuniaire car son statut de grand champion lui permet quand même d’ obtenir des matchs sous contrat avec les organisateurs. A la question de savoir quels seraient les changements qu’ il aimerait faire pour ce sport de combat, il m’ a dit pas grand chose, il se contente juste de boxer.

frère En short bleu, contre un adulte.

Le deuxième n’ est autre que son petit frère. On le surnomme Sikeliky Jobilahy Mangilitra ( = la bande de JM ). Il a une tête de moins que son aîné mais possède une morphologie plus lourde et un peu plus massive. Et surtout, a un très bon high kick. Malgré son jeune âge, on voit déjà bien qu’ il a de bonnes prédispositions et sera un redoutable fighter. De nombreux  outsiders  de la ville se sont déjà essayer contre lui et jusqu’à présent à par un ex- aequo, personne n’ a réussi à le battre.

bic De dos.

Le troisième combattant est surnommé Be kiraro ( = grandes chaussures ) ou lame bic. Il est plus  petit en taille que les deux autres, avec une musculature bien sèche. La raison pour laquelle je l’ ai choisi c’ est que tout simplement  ce jeune à un énorme coeur et n’ a peur de personne. La preuve c’ est que chaque Dimanche, il ne se bat exclusivement qu’ avec des adversaires qui ont une tête de plus que lui. Je suis son parcours depuis pas mal de temps déjà et et à ma grande surprise il reste fidèle à lui même. Jamais d’ adversaire plus petit que lui, jamais d’ adversaire de sa taille, hallucinant ! Il gagne, fait ex-aequo mais n’ abandonne jamais. Je lui tire mon chapeau. De plus il ne se contente pas d’ un seul combat par Dimanche mais peut en enchaîner 3 ou 4 le même après – midi. Son nom Armelin, il a 18 ans et se bat dans l’ arène depuis environ deux ans maintenant. Il s’ entraîne quatre fois par semaine du Mardi au Vendredi. Il boxe pour le plaisir. Quand je lui demande ce qu’ il aimerait comme changement dans ce sport, il m’ avoue que les primes devraient être plus importantes pour les combattants comme lui. Je suis à 100 % de son avis, la tâche n’ est pas facile dans l’ arène, il y a parfois de la casse et pour risquer toutes les semaines  sa propre santé pour quelques malheureux Ariary, il faut être très motivés !

Le plus incroyable dans tout cela c’ est qu’ ils ne s’ échauffent pas avant leurs combats. En tout cas je suis persuadé que la grande majorité d’ entre eux ne s ‘entraînent pas et se contentent de se pointer le Dimanche après – midi pour le fun, quelques frissons  et des  bleus. Si certains obtiennent des contrats pour leurs combats 95 % des combattants ne viennent que pour le plaisir.

Pour les éclopés, un infirmier se tient sur la touche, avec une aiguille et de l’ alcool et on recoud sur place.Les combattants les plus aguerris peuvent enchaîner 4 ou 5 combats dans le même après-midi. Les plus méritants et ceux qui gagnent par KO reçoivent l’ estime et les largesses du public à travers des pour boire, les plus doués arrivent à remplir un sachet de billets en petites coupures. Il n y a jamais de vide dans cette enceinte, chaque Dimanche la foule est au complet et c’ est pour les organisateurs une source intarissable de gains en cette période de crise générale. Les amoureux des sports de pieds poings sont très nombreux et ce sont toujours les mêmes, j’ en fais partie.

Afin de permettre aux lecteurs malgaches et en particulier à tous les pratiquants du Mourengy de pouvoir apprécier cet article, une traduction a été faîte ci – dessous. Merci à Nanja pour sa précieuse collaboration.

                                                                MORENGY

Efa elaela ihany no nieritreretako ny hanoratra momba ity taranjam-panatanjahantena Malagasy atao hoe  » Morengy  » ity. Tapakevitra ny hanomboka izany aho androany ary mino fa ho todiko araka ny tokony ho izy izany.

jjmAmin’ ny ankampobeny dia amin’ny banja malalaka tsy misy tafo no anaovana izany, na dia efa nahita ihany aza aho morengy natao tamin’ ny kianja misy gazon no ampiasana, na tany tsotra fotsiny na fasika. Vofefy amin’ ny toile ny kianja mba tsy ahazoan’ ireo tsy nandoa saram-pidirana avy eny ivelany.

Noho ny tsy fahampian’ ny enti-manana, sady eo koa moa ny tsy fisian’ ny olona te-hanokanavola ho amin’ izany dia saika izay kely tsy maintsy ialaina ihany no fitaovana hita ao amin’ ny kianja. Ohatra hoe ny mpilalao dia saika tsy mampiasa fitaovana fiarovana mihintsy. Tsy misy na ny gants na fiarovana nify ( protège-dents ) indrindra moa fa ny coquille. Ny fitafy amin’ ny ankapobeny dia saika short fotsiny, nefa ny mpilalao dia afaka mitondry bermuda na T – shirt. Saingy ny fitondrana kiraro ( baskets ) dia voaràra.

Misy mpitsara anankiroa isaky ny ady, izay tompon’ andraikitra amin’ ny fampirahana ny lalàna. Ny lalàna amin’ ny ady dia azo fintinina ho anankiroa ihany : Voalohany dia tsy azo atao ny mamely ny mpifanandrina amin’ ny tena raha lavo amin’ ny tany izy,ary ny faharoa dia voaràra ny mamely any ambannin’ ny fehikibo. Izay mpiady manao fandikàn-dalàna dia omena fampitandremana karatra mavo, ary raha hitan’ ny mpitsara fa ilaina izany noho ny hamafin’ ny fandikan-dalàna dia omena karatra  mena izy ary avoaka any ivelan’ny kianja. Tsara homarihina fa alohan’ ny ady dia afaka mifanaraka amin’ny  isan’ny rounds hataony ireo mpiady ( iray ka hatramin’ny telo ) sy ny fitsipika manokana hifehy ny adin’ izy ireo, ohatra hoe azo atao na tsy azo atao ny manipaka ( mandàka). Ny faharetan’ny round iray dia tsy voafetra mazava fa arakaraky ny hamafin’ny fifanandrinana. Koa rehefa raikitra ny ady ka misy iray amin’ireo mpifanandrina voa mazava tsara, dia efa round irai izay. Noho izany ny round iray dia mety haharitra 3 segondra ka hatramin’ny 3 minitra.

Koa raha mafy ny ady ka mifamely mafy ireo mpifanandrina, dia fohy ny faharetan’ ny round, satria ny totohondry na daka iray izay mahavoa mazava tsara dia ahazoan’ny mpitsara manambara fa tapitra io round io.

Fa ny tena mahavariana dia tsy mba sokajin-ndanja ny morengy fa rehefa mifankasahy ny mpifanandrina dia raikitra ny ady. Koa dia arakaraky ny fahasahian’ny mpilalao tsirairay ihany izany. Tsy mba misy fandanjàna alohan’ny ady mba ahafantarana ny sokajinndanjan’ny mpilalao tsirairay. Izany dia mahatonga zavatra mampihomehy indraindray toa ny adin’ny olona lava mahia amin’ny botza fohy na olona darafify amin’ny kely endaka. Ny zavatra hita dia matetika mamitaka ny toe-batan’ ny mpilalao ary tsy lehibe no tsy maintsy mahazo ny fandresena.

Ny tena mahafinaratra amin’ity lalao ity dia eo  amin’ny fotoana hitadiavan’ny mpilalao isanisany izay hifanandrina aminy. Ny mpilalao rehetra dia miaramiditra eo ankianja ary manambana totohondry ary mihantsy izay te-hifanandrina aminy. Koa izany fihantsiana izany dia alefany amin’ny rehetra mba hampisehoany fa vonona izy koa izay sahy mahazo manàndrana.

Ny rehetra voalaza eto dia ao anatin’izany ny mpijery satria na dia tsy niomana ny hiady aza no nialanànao tany antrano fa hijery,nefa misy mpiantsy ady manarihary hitanao fa sahinao dia afaka mitsangana ianao ary mampiseho amin’ny fihetsika fa vonona ny hifanandrina aminy. Avy eo dia miroso amin’ny dingana manaraka ireo mpifanandrina amin’ny fijereny akaiky ny haben’ ny mpifanadrina sy fihantsiana ambava. Ireo mpilalao izay efa mahatoky tena indraindray dia tsy mizaha akaiky akory ny haben’ny olona nofidiny hifanandrina aminy fa dia manangana ny ankihibeny fotsiny ary ataony hitan’ilay olona nofidiny sy mpitsara izany fa vonona izy. Ireo izay misalasala kosa indraindray dia mijery tsara ny haben’ny vatan’izay kasainy hifanadrianana. Azony atao amin’izany ny manainga ny T-shirt-n’ilay olona kasaina hiadivina hahitany tsara ny firafitry ny toe-batany.

Indraindray dia tefaka na totohondry kely amin’ny tarehy dia ampy hanosika izay misalasala handray fanapa-kevitra hiady na dia tsy dia amin’ny sitra-pony aza izany. Mety hiampy teny mahery izany fihantsiana izany, koa rehefa hitan’ny mpitsara fa ho raikitra ny fifanandrinana dia atsangany ho hitan’ny mpijery ny ankihibeny mba hanambaràna izany. Ny matetika misy anefa dia asian’izay sahy amin’ny alalan’ny fihetsika hanala ny T-shirt anaovany ilay mpihantsy ady mba hanambaràny fa vonona ny hifanandrina aminy izy. Na koa manao fihetsika amin’ny tanany izay toa ny hoe manapa-tenda mba hilazàny fa miandry ilay olona sahiny ny fahafatesana raha raikitra ny ady. Indraidray koa dia ny mpijery no manosika ankolaka izay misalasala mba handray fanapahankevitra hanaiky ny ady.

sonoSaiky hadinoko fa mandritra ny lalao dia misy DJ mpampandihy alaina manokana mba handefa hira avy eo ambony lampihazo vonjimaika vita amin’ny planches sy valiha (bambou). Mozika mafàna no alefany mandritra ny ady, toa ireny any  amin’ny boxe thailandais ireny. Arakaraka ny hafanan’ny ady matetika no anaovany koa ny hafànan’ny mozika.

jm Misy adin’ankizy koa indraindray ka round iray (01) ihany nofaharetany, misy koa ny adin’ny vehivavy izay be mpanaraka ho an’ireo mpakafy azy.

jm ankavanana

 Tiako ny hilazalaza aminareo mpilalao vitsivitsy mendrika. Ny voalohany dia ilay antsoina hoe Jobilahy Mangilatra (fa mitondra solon’anarana avokoa izy rehetra). Lavalava vatana izay izy, somary mahia mihintsy aza, manana fijery matotra ary fihetsika feno fahatokisan-tena. Hatramin’izao aloha tsy mbola nahita mpilalao mailaka sy mahery toa azy aho. Raha ny sasany mandefa totohondry maro fahatàny fotsiny, izy kosa mandefa direct vitsy amin’ny ankavia (fa kavia izy) ary saika mahavoa foana izay alefany. Fanampin’izay hainy koa ny mampiasa ny tongony ka saika daka mandrivorivo (high-kick) no amaranany ny fanafihana ataony. Manahirantsaina ireo mpifanandrina aminy noho izany ary amin’ny ady ataony dia saika fandresena amin’ny fahalavoana (K.O) foana no azony. Toa ny tamin’ny alahady farany teo dia indroa izy, rehefa niady tao anatin’ny efatra (04) segondra monja dia nahatafiditra high-kick teny amin’ny tavan’ny mpifanandrina aminy izy ka nahalavo avy hatrany. Noho ny lazany dia saika ataon’ireo mpikarakara any amin’ny farany foana ny ady andraisan’i Jobilahy Mangilatra anjara. Mitondra ny anarana hoe Erio, Jobilaht Mangilatra dia feno 21 taona ary efa roa (02) taona izay no nanaovany morengy. Nambarany tamiko fa tsy mba manao fanazarantena izy alohan’ny hiatrehany ady, ary tsy dia mahagaga ahy izany satria ireo tanora mpanao morengy mazàna dia tsy matianina amin’io fa manana anton’asa hafa amin’ny fiainana. Nolazainy koa fa ny fitiavany morengy no tena antony anaovany io fanatanjahantena iray io, na dia mahazo tambiny avy amin’ireo mpikarakara aza izy amin’izay ady ataony noho ny lazany. Raha nametrahana fanontaniana izy ny amin’izay heveriny fa tokony hatao mba hanatsarana ny taranja morengy dia tsy nisy zavatra firy navaliny, ankoatry ny hoe mahafinaritra azy fotsiny ny manao morengy. 

f short bleu

Ny mpilalao faharoa dia tsy iza fa ny zandrin’iry voalohany ihany, izay antsoina hoe Sikelik’i Jobilahy Mangilatra (mpianatr’i Jobilahy Mangilatra). Somary fohy noho ny zokiny izy, saingy manana toebàtana mafonja kokoa sy mavesatra saingy tsara ny daka mandrivorivo (high-kick). Na dia mbola tanora izy dia taratra fa manana ny ho aviny izy raha ny morengy ary ho lasa mpiady kalazalahy izy (fanorolahy). Tsy vitsy ireo fanorolahy teto amin’ny tanàna no nanandrana niady taminy saingy ankoatany ny ady sahala iray dia saika resiny avokoa izay nifanandrina taminy.

lamebic cycliste joby

Ny mpilaloa fahatelo dia ilay antsoina hoe Be Kiraro. Somary kelikely noho iretsy roa voalohany ny toe-batany saingy nofosana tsara izy, ary ny tena mampiavaka azy dia ny herimpony sy izy dia sahy mifanandrina amin’izay mitady azy. Porofon’izany, saika isaky ny alahady dia mahazo ady amin’ny mpiafanadrina lehibe lavitra mioahatra aminy izy. Efa elalela no nanarahako maso azy ary dia voamariko foana fa tsy mba miady amin’olona kely vatana na mitovy aminy izy. Mahagaga anefa dia na mandresy izy na mirava ady asahala ny lalao fa fady azy ny mitsoaka. Mipoa-tsatroka aminy mihitsy aho amin’izany. Fanampin’izany, tsy mba mianona amin’ny ady iray ihany ny alahady izy fa indraindray dia manao ady telo na efatra ny tolakandro iray. Aneliny no arany, 18 taona ary efa telo taona eo ho eo izay no nanaovany morengy. Voalazany fa manao fanazarantena in-efatra isan-kerinandro izy, ny talata hatramin’ny zoma. Nilaza koa izy fa noho ny fitiavany morengy ihany no anaovany io lalao io. Raha nanontaniako izy ny amin’izay mba fanovàna iriany hisy amin’io fanatanjahantena io dia nambarany fa tokony mba ho bebe kokoa ny tambinkarama ho an’ireo mpiady toa azy. Miombon-kevitra aminy tanteraka aho amin’izany, satria sarotra ny lalao morengy ary matetika misy ny fahavoazana, koa raha vola kely no azo amin’ny ady iray dia inoana fa mila zotom-po be mihitsy ny fanaovana morengy.

w Ny tena mahagaga koa dia tsy mba manao fanafanàn-tena ny mpiady alohan’ny ady. Mino aho fa maro amin’izireo no tsy mba manao fanazaran-tena akory fa dia tonga fotsiny izao isaky ny alahady. Misy ihany ireo tonga noho ny contrat-na ady efa azony, fa angamba ny 95% dia tonga fotsiny ami’izao noho ny fitiavana morengy.

 Misy mpitsabo mpanampy ery amin’ny sisin’ny kianja ka ny fanjaitra sy ny alcool izay fitaovana eny aminy no hitsaboana izay mpiady maratra. Eo ankianja ihany no atao ny fanjairana ny ratra amin’izany.

Ny mpiady efa zà-draharaha dia afaka manao ady 4 na 5 indraindray amin’ny tolak’andro iray.

Izay mpiady mendrika sy maharesy tamin’ny K.O dia mahazo fankaherezana avy amin’ny mpijery sy fankasitrahana amin’ny fanomezana vola, koa ireo tena nanao lalao tsara dia mahazo vola feno haronkely indraindray.

Tsy maintsy misy mpijery foana ny morengy isak’alahady, ary feno olona foana ny kianja. Azo heverina arak’izany fa fitadivam-bola tsara ho an’ireo mpikarakara ny morengy indrindra amin’izao fotoan-tsarotra izao. Tena maro ireo mpakafy morengy ary saika tonga mijery foana. Anisan’izireo aho.  

 


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Un commentaire

  1. lactusport dit :

    article très interressant,merci de nous avoir appris la tradition du Mourengy.

    Dernière publication sur sport news : Sotchi, c'est parti!

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